Salaire minimum valaisan
Le POP Valais appelle à voter OUI à son initiative cantonale pour un salaire minimum valaisan. Tout d’abord parce qu’il s’agit d’une question de dignité. Il n’est en effet pas acceptable qu’en 2026 une personne puisse gagner moins de 22.- francs brut par heure et n’arrive de ce fait pas à boucler ses fins de mois. Cette fragilité économique, pour ne pas parler de pauvreté, amène les personnes concernées à solliciter des aides de la part des collectivités publiques. Ce sont donc les contribuables valaisans qui doivent en fin de compte passer à la caisse du fait que certains patrons paient des salaires de misère.
Voter OUI à l’initiative pour un salaire minimum valaisan, c’est aussi soutenir le pouvoir d’achat, tant mis à mal par l’inflation, l’augmentation des loyers, du prix des carburants, des primes d’assurance maladie. En soutenant le pouvoir d’achat, surtout pour les bas salaires, on soutient en fin de compte l’économie locale qui sortirait gagnante de l’instauration d’un salaire minimum.
Modification de la loi fédérale sur le matériel de guerre
C’est aussi pour une question de dignité que le POP Valais appelle à voter NON à l’assouplissement des règles relatives aux exportations de matériel de guerre. Aujourd’hui, l’exportation de matériel de guerre vers des pays en situation de conflit armé est interdite. De plus, tous les acheteurs de matériel de guerre suisse doivent signer une déclaration de non-réexportation. En principe, le matériel de guerre suisse ne peut être cédé à d’autres Etats. L’assouplissement de la loi permettrait au Conseil fédéral de déroger à ces critères. Ainsi, les exportations vers 25 pays seraient explicitement autorisées, même si ceux-ci sont en situation de conflit armé. Il s’agit des pays d’Europe occidentale, ainsi que des États-Unis, du Canada, de l’Argentine, de l’Australie, du Japon et de la Nouvelle-Zélande – soit en fin de compte les Etats membres de l’OTAN et leurs alliés – même s’ils sont en situation de conflit armé.
L’assouplissement de la loi autoriserait en outre la réexportation de matériel de guerre, ce qui permettrait à des armes suisses de terminer dans les mains d’Etats coupables de crimes de guerre, voir de génocide. Le POP Valais appelle donc la population à refuser l’assouplissement de la loi sur le matériel de guerre en votant « non » le 29 novembre.
Financement additionnel de l’AVS par le biais d’un relèvement de la TVA
C’est également pour soutenir le pouvoir d’achat que le POP Valais refuse le financement additionnel de l’AVS par une augmentation de la TVA. La TVA est en effet l’impôt le plus injuste qu’il soit, frappant la consommation avec des taux fixes et pèsant ainsi beaucoup plus fortement les bas que les hauts revenus. Une augmentation de la TVA réduirait ainsi directement le pouvoir d’achat des ménages modestes, des personnes à bas revenus, au chômage ou à la retraite.
Car l’AVS se porte bien. Sa fortune s’élève à 60,4 milliards de francs, et la Conseillère fédérale estimant à 5 milliards de francs les dépenses annuelles liées à cette 13e rente, cette fortune n’oblige en aucun cas à déterminer en urgence son mode de financement. Par ailleurs, l’AVS a fait 5,63 milliards de bénéfices en 2024 et 4,44 en 2025. En deux ans, ce bénéfice dépasse ce que permettrait de financer l’augmentation de la TVA en six ans.
Accepter aujourd’hui de telles modalités, comme le soutiennent le Parlement, le Conseil fédéral et le PS et les Vert·e·s, cela reviendrait à dénaturer le texte adopté par le peuple il y a un an et demi. Pendant la campagne du début d’année 2024, c’était en effet la hausse des cotisations salariales qui était évoqué pour le financement de cette 13e rente, permettant donc une contribution à proportions égales entre entreprise et salarié·e.
Contact : …..

